Seul le revenu du parent le plus aisé compte.
Estimez la contribution à l'entretien et à l'éducation de vos enfants (CEE, ou pension alimentaire) selon la table de référence du ministère de la Justice. En résidence alternée, comparez-la avec une méthode qui tient compte des revenus des deux parents. Le résultat est indicatif : le juge aux affaires familiales fixe la pension au vu des ressources de chacun et des besoins de l'enfant (article 371-2 du Code civil). Aucune donnée saisie n'est conservée.
Seul le revenu du parent le plus aisé compte.
La table est appliquée à chacun, puis les deux montants se compensent.
Table officielle, plafonnée à la moitié de l'écart de revenus.
Clé utile pour les frais exceptionnels ou les frais partagés hors CEE (scolarité, santé, activités), calculée sur les revenus déclarés.
La table de référence calcule la CEE sur le seul revenu du débiteur, diminué du minimum vital, multiplié par un pourcentage par enfant qui dépend du nombre d'enfants et de l'amplitude du droit de visite et d'hébergement. Le revenu du parent créancier n'entre pas dans la formule.
En DVH classique ou réduit, l'omission se justifie en partie : le parent chez qui l'enfant réside assume la plus grande part des frais courants. En résidence alternée, chaque parent assume la moitié du temps et des frais du quotidien. Ignorer le revenu du second parent conduit alors à l'effet décrit dans la question écrite : avec des revenus de 2 500 € et 2 000 €, la table met une CEE de 288 € à la charge du premier (296 € dans la question, calculée avec le minimum vital alors en vigueur), qui finit le mois avec 2 212 €, contre 2 288 € pour l'autre.
On applique la table aux deux parents, au taux de la résidence alternée, comme si chacun devait une CEE à l'autre, puis on compense. Seule la différence est versée.
Sur l'exemple : 288 € − 210 € = 78 €. Lorsque les deux revenus dépassent le minimum vital, la CEE versée est simplement égale à l'écart de revenus multiplié par le taux cumulé (500 € × 15,6 %).
La méthode remplit les trois objectifs posés par la question :
Elle se rattache à l'article 371-2 du Code civil, qui fait contribuer chaque parent « à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent » et des besoins de l'enfant. Elle n'utilise que les taux de la table officielle : elle ne crée aucun barème nouveau, elle cesse seulement d'en ignorer une moitié.
Une correction plus modeste consiste à garder la table officielle, mais à ne jamais verser plus que la moitié de l'écart de revenus, ce qui égalise au plus les revenus disponibles. Elle évite l'inversion, mais pas l'effet de seuil : sur l'exemple, elle aboutit à 250 €, et les deux parents terminent au même niveau alors que le premier gagnait davantage.
| Enfants | DVH réduit | DVH classique | Alternée |
|---|
Taux de la table de référence du ministère de la Justice. Le pourcentage s'applique par enfant au revenu du parent débiteur, diminué du minimum vital.
Le simulateur donne un ordre de grandeur. Il ne tient compte ni des charges de chacun, ni des autres enfants à charge, ni des besoins particuliers de l'enfant. Le cabinet Fain Avocats, à PARIS, intervient principalement en droit de la famille. Pour examiner votre situation, prenez rendez-vous sur fain-avocats.fr, appelez le +33 1 40 68 02 37 ou écrivez à contact@fain-avocats.fr.